Initiateur 2017-05-31T18:05:02+00:00

INITIATEUR DU PROJET

Même si je ne l’ai pas voulu,
ma vie est une histoire,
et je vous la raconte !

Né à Bucarest, après des études universitaires, j’ai passé une grande partie de mon époque roumaine jusqu’à 29 ans, dans les Carpates, en symbiose complète avec la nature.

En totale contradiction avec la « Sécuritate »,
la police du sinistre Ceausescu et avec ce
système totalitaire – communiste du moment, j’ai
décidé de trouver une « terre de liberté ».

Le 10 octobre 1976, j’ai tenté de m’échapper du pays en traversant le Danube à la nage vers la Yougoslavie, le seul voisin à ne pas être pro-soviétique. Attrapé, j’ai été emprisonné sur-le-champ.

Me retrouvant dès le premier soir derrière les barreaux, je pensais que le monde entier s’effondrait. Je n’oublierai jamais cette grande porte avec son “œil” pour surveiller le moindre mouvement de cet intérieur qui enfermait mon monde et me plongeait dans un autre. Je n’avais alors jamais envisagé qu’un jour cela pouvait m’arriver. Nous étions trois à avoir préparé cette évasion, nous avions pensé à tous les détails, un seul nous a échappé et bien entendu, il nous a été fatal !

Condamné à un an, j’ai finalement été emprisonné sept mois. Aujourd’hui, avec le temps… je ne regrette absolument rien. J’ai beaucoup appris sur l’homme et sur la vie pendant cette période. La prison m’a fortifié de l’intérieur. Une des leçons apprises : regarde et comprends les gens comme ils sont et non pas comme ils te paraissent, et applique cette règle pour toi aussi. Là-bas, il n’y avait aucun signe de «richesse», ni montre, ni bijou, ni même de vêtements personnels.

Nous étions tous égaux de ce côté-là… 40 à 50 personnes dans une cellule, avec pour unique signe extérieur, nos personnalités et nos vrais caractères… Et il fallait vivre des mois et des mois ensemble.

Pendant cette période, j’ai perdu ma mère d’une maladie fulgurante et à Bucarest un catastrophique tremblement de terre m’a enlevé ma sœur, en même temps que toute sa famille (ses deux enfants et son mari). Je n’ai même pas été autorisé à assister à leurs obsèques. Pour les vrais criminels, une sortie de prison dans ces circonstances était possible, mais pas pour les prisonniers politiques !

Pourquoi cette souffrance ? Pour quelle raison avoir pris ces risques ?
Je voulais être libre, voyager dans le monde entier, avoir une totale liberté d’expression… et mon propre pays ne respectait même pas les principes élémentaires de la dignité humaine.
Voilà deux valeurs, la liberté et l’humanisme, pour lesquelles je continuerai toujours de me battre.

Après la première tentative d’évasion, c’est-à-dire après sept mois de prison et 28 séances de «conditionnement mental» pour devenir un bon «patriote», un bon «communiste», je n’étais pas encore «guéri». La liberté me manquait …

Quatre semaines plus tard, j’ai osé une deuxième tentative. Et là, de nouveau emprisonné. Mais pas pour longtemps, cette fois-ci. Ceausescu, le Génie des Carpates, qui préparait son intervention pour la Conférence internationale des Droits de l’homme de Belgrade, a ordonné que tous les emprisonnements et jugements de cette nature soient reportés après la Conférence. Un acte de «bonne volonté» pour tromper de nouveau les Grands de ce monde : « voyez-vous, chez nous il n’y a pas de prisonniers politiques ! »

Toujours motivé, je tente une troisième évasion avant la Conférence… avec succès. Le 12 août 1977 à 15 h 20, après avoir échappé aux balles de Kalachnikov des gardes-frontières roumains, j’ai embrassé, enfin, le sol yougoslave, symbole de liberté.

VOICI L’ENDROIT OÙ J’AI TRAVERSÉ

Photo prise en Août 2016, lors de mon retour sur ma terre natale. A gauche : anciennement la Yougoslavie, à droite : la Roumanie

Pour l’anecdote, à l’époque, on pratiquait la chasse à l’homme sur la frontière : pour chaque Roumain rattrapé d’une tentative d’évasion, vivant ou mort, le militaire recevait une semaine de congé. Et croyez- moi, il y avait de la concurrence pour gagner le trophée du nombre “d’unités stoppées” ! Seule la semaine de congé les gratifiait. Ils tiraient donc souvent sans sommation.

Après avoir traversé à pied, sans argent et sans papiers,
une partie de l’Europe puis effectué de
courts séjours en Allemagne et aux Etats-Unis,
j’ai finalement opté pour la France.

J’ai organisé ensuite, plusieurs événements avec Ilie Nastase à l’époque de sa gloire tennistique, ainsi qu’avec Panatta, Vilas… mené des actions de même nature dans le golf.

Commercial pour plusieurs sociétés, directeur de société, entrepreneur, organisateur en relations publiques, consultant en RH… par la suite.

Mon rythme de travail a toujours été : les « 35 heures » en 3 jours. Travail, motivation, détermination… valeurs et qualités qui définissent mes engagements.

Les journées à la campagne jouant aux échecs avec mes amis ou s’amusant avec les enfants sont pour moi aussi précieuses. L’amitié, la famille… sont des valeurs essentielles qui comptent pour moi.

J’ai écrit deux ouvrages, dont le dernier “Mieux organiser sa vie”, éditions Maxima, 2001, ayant été réédité en mai 2017. Mais ma motivation reste toujours tournée vers la création artistique et événementielle.

Je me suis consacré à la sculpture sur bois et à l’organisation de concours et expositions, notamment «Mémoire de racines», un concours international de sculptures monumentales issues de souches d’arbres déracinés par la «Tempête de 1999». Les œuvres de cet événement furent exposées en 2005 au Sénat et réunirent près de 100 000 visiteurs.

À l’occasion de cette exposition magistrale, c’est autant l’engouement, l’intérêt, mais aussi la méconnaissance du public pour les arbres qui m’ont frappé. C’est de ce constat, et de ce succès au milieu des « souches d’arbres renaissantes », qu’a germé l’idée de « La Cité de l’Arbre« .

Depuis, de nombreux experts se sont investis et la simple idée s’est transformée en un concept détaillé, qui est devenu aujourd’hui un Projet ! Le chantier n’attend plus qu’à démarrer…

La Genèse du projet en 4’29

Cette aventure tout à fait inédite de La Cité de l’Arbre a commencé à planter ses racines dès 2005, à l’occasion de deux concours internationaux de sculpture monumentale : « Mémoire de Racines » et les « 50 ans de la mort de Brancusi ».
Vous vous en souvenez ? Non ? Et bien regardez !